Ce samedi, plus de 400 villes françaises participent à la 18ᵉ édition de la Journée nationale du commerce de proximité, de l’artisanat et du centre-ville. Portée localement par des commerçants, des artisans, des associations et des élus, cette édition est placée sous le thème « L’achat local, le choix qui a du sens » — un rendez-vous qui tombe en pleine réflexion nationale sur l’avenir des cœurs de ville.
Un rendez-vous national, des réponses pensées commune par commune
Dans chaque ville participante, les animations sont imaginées localement : marchés de créateurs, dégustations, démonstrations de savoir-faire, jeux et animations musicales rythment la journée. Plusieurs agglomérations avaient d’ailleurs anticipé le mouvement ces dernières semaines, chacune à sa façon : Besançon a réuni ses acteurs économiques autour d’un forum consacré au commerce de centre-ville, tandis que Calais mise sur la diversité commerciale pour redynamiser ses rues. Ces initiatives locales, prises indépendamment les unes des autres, dessinent une même préoccupation : remplir les vitrines vides et faire revenir les habitants au cœur de leur ville.
Neuf mesures gouvernementales pour appuyer le mouvement
Cette mobilisation locale s’accompagne d’un plan nationale structuré autour de neuf mesures, réparties en trois axes : financer la redynamisation des centres-villes, accompagner les commerçants et artisans au quotidien, et soutenir les territoires les plus fragiles. Concrètement :
- 100 millions d’euros supplémentaires mobilisés en 2026 via la Banque des Territoires pour les foncières de revitalisation, chargées de racheter et réhabiliter les locaux commerciaux vacants ;
- Une enveloppe de 20 millions d’euros pour financer des managers de commerce dans les territoires les plus fragilisés ;
- Le lancement d’un outil numérique, « Diagnostiquer ma vacance commerciale », pour aider les élus à identifier et traiter les locaux vides ;
- Une charte nationale « Ville Commerçante », qui fixe des engagements réciproques entre communes et commerçants ;
- Un droit de préemption commerciale élargi, pour permettre aux communes d’intervenir plus facilement lors de la cession d’un commerce.
Pourquoi cela concerne aussi les petites communes
Ce plan ne s’adresse pas qu’aux métropoles. Des communes de taille modeste ont déjà expérimenté des solutions comparables, comme l’aide de l’agglomération de Colmar pour reprendre un local vacant en centre-ville. Avec le nouvel outil de diagnostic et les financements fléchés vers les territoires fragiles, les petites villes disposent désormais de leviers plus accessibles pour agir, sans attendre qu’une grande agglomération ouvre la voie.
Questions fréquentes
Qui organise la Journée nationale du commerce de proximité ?
L’événement est porté localement, dans chaque ville participante, par les associations de commerçants, les chambres consulaires et les municipalités, en lien avec les acteurs nationaux du commerce de centre-ville.
Les 100 millions d’euros annoncés concernent-ils toutes les communes ?
Cette enveloppe, versée via la Banque des Territoires, est destinée aux foncières de revitalisation qui interviennent sur les locaux vacants ; elle cible en priorité les centres-villes en difficulté, grandes comme petites communes.
Qu’est-ce que l’outil « Diagnostiquer ma vacance commerciale » ?
Il s’agit d’un outil numérique mis à disposition des élus locaux pour repérer les locaux commerciaux vacants de leur commune et être guidés pas à pas vers des solutions de reprise.
Sources
L’Écho des commerces ·
Banque des Territoires ·
Maire-Info
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale